June 17th, 2008 — 2008: Espagne et Portugal
Encore une fois, aujourd’hui fut toute une journée. Hier soir j’étais pourtant déçu. L’auberge ne ressemble en rien à ce que je m’étais fait comme idée après en avoir entendu parlé et selon son site Internet. Il est vrai qu’on a une vue superbe sur l’Alhambra, l’attraction principale de Granada, et que l’on peut avoir un bon repas végétarien pour un prix raisonnable (5 €) le soir.
Ma principale déception vient du site Internet, où l’on voit des photos de l’Alhambra (une ancienne cité impériale muslmane). Je croyais que l’auberge était soit dans la cité, soit dans un endroit similaire. On a plutôt droit à une petite maison vieille et moyennement propre, avec vue sur l’Alhambra.
J’avais également entendu dire que l’auberge avait une ambiance festive vraiment intéressante, où les gens chantaient le soir en jouant de la guitare et du tam-tam. Rien de ça n’est arrivé. J’imagine que ça dépend des gens avec qui l’on est, mais en considérant le voisinage, je comprends pourquoi cela n’arrive plus.
Je suis allé voir l’Alhambra durant le jour. C’était impressionnant, avec des grands jardins et un énorme château style arabe, mais pour moi, c’est devenu ennuyant rapidement. Certaines salles imposaient un certain respect par la richesse de leurs gravures artisanales, mais en même temps, je ne pouvais voir à travers ces salles qu’un pâle reflet d’un pouvoir impérial du passé et je ne pouvais qu’essayer de m’imaginer de quoi avait l’air le lieu à son époque glorieuse. Mais je ne pouvais que rester sur mon apétit, et c’est peut-être pour ça que je n’ai pas pleinement apprécié ma visite. Ou peut-être que je suis en train de faire une châteauite (une indigestion de châteaux…).
Je crois que j’avais besoin de voir quelque chose de différent. Et justement, ce soir, c’est arrivé. Avec un petit groupe de l’auberge, dont un jeune couple québécois que j’ai rencontré (Thomas et Charlotte), on est allé voir le coucher de soleil dans la montagne où des gens se sont construit des maisons dans le roc. C’est comme une bidon-ville dans la montagne, c’était plutôt impressionnant! Et franchement, pour moi, beaucoup plus intéressant à voir qu’un vieux château.
En revenant vers l’auberge nous avons vu cet incroyable lever de lune au dessus des Sierras Nevada, les montagnes enneigées près de Granada. Au dessus des montagnes il y avait quelques nuages, puis la lune qui s’élevait dans le ciel, juste au dessus. C’était complètement hallucinant. J’ai essayé de prendre une photo, mais sans télé-objectif, la photo résultante est loin de rendre hommage à la majestuosité du paysage.
En parlant des Sierras Nevada, je me suis joint au couple québécois et à un autre gars de l’auberge pour faire une excursion dans les montagnes demain! Nous allons louer une voiture demain matin et nous allons passer la nuit dans un refuge situé dans la montagne. Les gars veulent aller jusqu’au sommet de la montagne mais Charlotte est un peu moins enthousiaste. Je vais voir jusqu’où j’aurai l’énergie de me rendre. Par la suite, nous revenons à Granada pour prendre un train de nuit vers Barcelone. Je pourrai donc profiter de Barcelone pendant environ cinq jours avant de reprendre l’avion en direction de Montréal.
Je ne pourrai pas vous écrire durant les prochains jours, bien que j’ai l’intention d’écrire mon récit tout de même et de vous l’envoyer plus tard. Je vous dis donc “à dans quelques jours”!
June 16th, 2008 — 2008: Espagne et Portugal
Je suis présentement dans le train en direction de Granada où m’attend une auberge de jeunesse semble-t-il fort sympatique : la Rambutan Guest House. Je vous en parlerai après une nuit passée là, voire comment elle se mesure à sa réputation.
Les gestionnaires de la station de train Atocha à Madrid ont eu l’idée intéressante de planter une forêt miniature de plantes tropicales dans la gare afin de la décorer. Ça crée une ambiance plutôt sympatique, mais le seul problème, c’est qu’il y fait chaud!
Ma nuit à Madrid s’est bien passée, j’ai pu bien dormir. Par contre je suis toujours étonné de voir (ou devrais-je dire d’entendre) le service des éboueurs de Madrid la nuit ramasser les déchets vers 2 ou 3h du matin. Mais je comprends la raison : s’ils feraient ça de jour, ils créeraient des bouchons de circulation dans les petites rues à sens uniques de la ville.
Avant de me rendre à la gare je suis allé voir une exposition gratuite sur l’artiste Alfonso Mucha au Caixa Forum, un centre d’art inauguré en janvier 2008. J’adore le style de ses oeuvres, qui me font penser à un étrange mélange entre des bandes dessinées française et des mangas japonais. Cliquez ici pour voir certaines de ses oeuvres.
J’ai eu également l’occasion de passer prendre un beigne dans un Dunkin’ Donuts, qui s’appelle ici “Dunkin’ Coffee”. Comme tout la bouffe d’origine américaine en Europe, c’est cher! 1,10 € pour un beigne… contre 0,80 $ chez nous. Presque le double!
Finalement, j’envoie ces lignes depuis l’auberge à Granada. Elle est bien, mais il n’y a pas de casier pour laisser mes effets personnels. Je crois que je vais devoir trimballer certains trucs avec moi durant la journée. J’y ai rencontré un couple québécois de Montréal; ça fait du bien d’entendre l’accent de chez nous après une semaine et demie de voyage! L’employé qui gère l’endroit est un marseillais et il y a même un américain du Wisconsin qui parle le français. Bref, la parole est à notre belle langue là-bas.
À demain!
June 15th, 2008 — 2008: Espagne et Portugal
Dans mon train entre Lisbonne et Madrid, j’ai partagé mon dortoir avec trois brésiliens, deux étudiants de 18 ans et un homme dans la trentaine. En parlant avec les deux étudiants je me suis rendu compte que le portugais du Brésil et le français du Québec avaient en commun bien des choses par rapport à la façon dont ces deux langues sont parlées dans leurs pays d’origine.
Il semblerait que les portugais parlent plus littéralement, comme la langue s’écrit, et que les brésiliens, comme les québécois, ont un parlé oral plus coloré. J’imagine que c’est l’effet de l’utilisation de la langue dans les colonies, où les gens possédaient un niveau d’éducation moins élevé, et donc où l’utilisation de la forme écrit était moins fréquente.
Même après avoir travaillé pendant plus de 2 ans avec un brésilien je n’avais jamais pensé à ça, chose qui me parait pourtant évidente aujourd’hui. C’est l’effet de voyager, de comprendre mieux sa propre culture!
(Fernando, si tu lis ceci et veux commenter, n’hésites pas!)
J’écris présentement assi dans un train à Toledo, en direction de Madrid. Je dois dire, j’ai très très hâte d’aller à mon hôtel et de prendre une douche; il n’y en a pas dans un train de nuit en classe touristique… Je dois aussi faire quelques travaux comme laver mes vêtements et acheter mon billet de train pour demain.
J’ai passé deux heures complètes cet après-midi dans la cathédrale de Toledo. De toutes les cathédrales que j’ai pu visiter dans mes voyages, c’est certainement celle qui avait le plus à offrir et la plus intéressante. Elle est inspirée des cathédrales gothiques françaises, plus particulièrement celle de Notre-Dame de Paris.
Le lieu est à la fois une cathédrale et un musée. Les parties “musées” offrent à leurs visiteurs des tableaux de El Bosco, des anciennes robes richement décorées de cardinaux, et divers objets précieux comme des croix en or offertes par différents papes. On peut donc y contempler toute la richesse et la puissance de l’Église de l’époque…
Il y a également au fond de la cathédrale une oeuvre sculptée particulièrement intéressante et intriguante d’un soleil d’or envoyant ses rayons dans toutes les directions. Le soleil est entouré d’anges semblant profiter de sa présence. L’oeuvre occupe tout un mur et se termine en hauteur par une ouverture permettant à la lumière de l’extérieur d’entrer.
Quand je suis arrivé à Tolède (Toledo) je m’étais joins à un couple de jeunes Français sympatique, Jonathan et Jennifer. Ils ont préférés ne pas visiter la cathédrale (le prix d’entrée étant à 7 €), mais ils pourront avoir une petite idée de ce qu’elle contient avec mon blogue ;-).