June 20th, 2008 — 2008: Espagne et Portugal
J’écris ces lignes en face du temple de la Sagrada Família (Famille Sainte) à Barcelone, une sorte de cathédrale moderne dont la construction a débutée en 1882 et dont les travaux furent dirigés par Antoni Gaudí jusqu’à sa mort accidentelle en 1926 (il fut happé par un tramway). La construction du temple se continue encore aujourd’hui, financée par des fonds privés. On voit clairement sur la façade les zones construites récemment, encore épargnées de la pollution destructrice de la ville qui donne au bâtiment une allure brune plutôt sinistre pour un lieu de culte.
Ce monument est assez unique pour me sortir de ma châteauite. Le temple fait preuve d’une modernité rafraîchissante, les structures du bâtiments étant basées sur des formes géométriques naturalistes et les colonnes soutenant la pièce principale inspirées de la forme des arbres.
J’ai croisé une jeune couple japonais dans la file d’attente pour l’ascenseur permettant de monter dans une des tours. Bonyenne, ma tête n’était remplie que de l’espagnol et j’avais vraiment de la difficulté à m’exprimer en japonais. Une fois que je vais avoir pas mal maîtriser l’espagnol je crois que je vais prendre de nouveaux cours de japonais pour solidifier mes acquis.
En fait, je me rends compte qu’un grand groupe d’une centaine de japonais sont en train de visiter le monument… J’ai jamais vu autant de japonais ailleurs qu’au Japon!
C’est intéressant de rester un certain temps devant une oeuvre complexe comme la façade d’un temple; on y observe graduellement plein de petits détails qu’on n’aurait pas vu à avoir admirer l’oeuvre seulement cinq minutes. Comme ces sculptures de tortues à la base des colonnes principales, ou encore cet oiseau qui s’est perché sur la main d’un personnage et qui semble faire parti de l’oeuvre.
Sur ce, je vous laisse, je vais continuer ma visite!
June 19th, 2008 — 2008: Espagne et Portugal
Je vous écris aujourd’hui depuis l’auberge ou nous avions restés avant d’aller dans les montagnes. Thomas et Charlotte y avaient laissé leur bagages, et nous pu prendre une douche qui fut pour ma part plutôt salvatrice.
En effet, le retour de la montagne fut pénible. La marche a bien été (malgré mes quelques coups de soleils), mais la conduite dans Granada… l’enfer. La rue principale, Gran Via de Colon, est réservée à la circulation des taxis et des autobus dans le sens que nous devions emprunter pour revenir vers l’auberge. Du coup, nous avons été contraints de nous engager dans des petites rues pour tenter de nous y rendre, mais nous sommes restés coincés dans un petit cul-de-sac à seulement une voix avec des voitures partout autour de nous. Ça nous a pris 30 minutes à revenir sur nos pas, à essayer de tourner la voiture de bord et finalement à être contraint de s’en sortir à reculons…
Les voitures du cul-de-sac étaient toutes plus poquées les unes que les autres. La majorité avaient les portières complètement enfoncées. Ça me fait penser aux “voitures de villes” que plusieurs s’achètent en France : une voiture usagée bonne à se faire rentrer dedans - et à rentrer dans les autres, question de se faire une place pour se stationner.
Je vous laisse, je pars dans 30 minutes en direction de la gare de train. Direction Barcelone, la dernière ville de mon trajet!
June 18th, 2008 — 2008: Espagne et Portugal
J’écris ces lignes perché sur un petit rocher à 2500 m d’altitude dans la chaîne de montagne Sierra Nevada en Espagne.
Wow.
Il est 22h00, et le soleil est maintenant couché depuis environ 40 minutes. Il fait un peu frisquet mais la roche sur laquelle je suis assi me restitue un peu de la chaleur qu’elle a accumulée durant le jour. L’oxygène est plus rare en ces hauteurs et je deviens essouflé plus rapidement que la normale. Mais, semble-t-il, je respire présentement un air des plus purs que l’on peut trouver en Europe.
Tout autour de moi, la vue est surperbe. Je suis dans le haut d’une vallée et les montagnes m’entourent complètement.
Je suis avec le couple québécois dont je parlais, Thomas et Charlotte, et Sydney, un américain. Nous nous sommes rencontrés à l’auberge à Granada. C’est Thomas qui a planifié l’excursion et qui a fait les réservations dans une belle auberge dans les montagnes. Nous avons loué une voiture à Grenada pour s’y rendre, et c’est moi qui l’ait conduit (yes sir!), car il fallait être âgé de plus de 23 ans pour pouvoir louer.
Nous avons fait environ 1h30 de voiture depuis Granada sur des petits chemins courbés dans les montagnes, puis nous avons marchés pendant 2h30. Il faisait très chaud. J’ai amené trop de choses dans mon sac à dos et à un certain point je voulais mourir sur place, mais les petits ruisseaux occasionnels que nous avons rencontrés nous ont permis de nous rafraîchir.
De retour au moment présent. Je suis rentré dans l’auberge quelques instants question de m’habiller plus chaudement et de prendre une couverture. À mon retour, j’ai assisté à un lever de lune magnifique, comme si un deuxième soleil s’était levé pour prolonger la journée. La lune est pleine et est assez puissante pour projeter mon ombre loin derrière moi.
Les seuls sons que j’entends sont ceux d’un petit ruisseau au loin et les jappements occasionnels d’un des chiens de l’auberge. La seule lumière provient de la lune, des étoiles perçant le ciel complètement dégagé, et de quelques rares lumières distantes d’un village dans les montagnes.
Je vous laisse et je rejoins les autres qui sont en train de boire dans les marches de l’auberge.