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June 22nd, 2008 — 2008: Espagne et Portugal
Des fois je me demande pourquoi l’art contemporain est si teintée de la noirceur de l’humanité. Je suis allé voir une exposition au Centre de la culture contemporaine de Barcelone (CCCB) intitulée “Magnum, 10 séquences”, où 10 photographes nous présentent des oeuvres inspirées de films connus. La plupart de ces oeuvres sont d’une noirceur magnétisante qui assombrie l’âme, comme ce documentaire plutôt explicite sur des prostituées japonaises, prises à vendre leur corps à cause de la drogue, et qui ne savent plus ce qu’elles sont sinon qu’un jouet pour faire jouir les hommes.
Bon, je savais à quoi m’attendre en allant voir la projection, mais j’en reste tout de même sur le choc (j’écris ces lignes assi sur un banc à la sortie du centre). Je ne devrais pourtant pas être surpris, car s’il y a un pays dans le monde dans lequel les extrêmes sont à leur plus forte intensité, c’est bien le Japon.
J’ai tout de même un coup de coeur à cette exposition. Il s’agit d’un français appelé Patrick Zachmann, né en 1955, qui est parti explorer Shangai dans les années 1980. Comme plusieurs de sa génération, il avait une image romantique des chinois, les croyants sveltes et doux. Ils les a plutôt découverts rustres et bruyant, parfois même violents. Il est resté surpris que les photos qu’il a pris durant son séjour de plusieurs années ressemblaient étrangement aux films du cinéma Shangai des années 30, genre cinématographique qui l’avait incité à aller en Chine. Comme si en 50 ans la Chine n’avait pas tellement changée. On sait pourtant qu’aujourd’hui, 25 ans plus tard, la Chine est en fulgurante transformation…
J’envoie ce message depuis la salle ultra-bruyante de l’auberge de jeunesse Kabul de Barcelone. Cet auberge a je crois plus de 200 lits; la salle commune ressemble bien plus à un bar qu’autre chose. J’ai pas de prise électrique dans ma chambre, c’est vraiment chiant. Je ne pourrai pas recharger mon ordinateur cette nuit, donc je posterai probablement pas demain.
À bientôt!
June 21st, 2008 — 2008: Espagne et Portugal
Ce n’est pas pour rien que Antoní Gaudi est considéré comme un personnage important de l’histoire de Barcelone. On peut appercevoir la grande influence de l’architecte un peu partout dans la ville.
Je suis présentement assi sur une genre de petite roche ronde et inconfortable - mais à l’ombre
- dans le Parc Güell. En 1899, Eusibe Güell achète une grande parcelle de terre dans les hauteurs de la ville dans le but d’en faire une ville-jardin pour les riches. Antoní Gaudi travaille sur le projet dès l’année 1900, mais le projet est abandonné en 1914 suite à un échec commercial. La ville achète le terrain et le transforme en parc public en 1923.
Gaudí était certainement riche. Il a habité une maison dans le Parc Güell entre 1906 jusqu’à sa mort en 1926. Cette maison est aujourd’hui transformée en musée que l’on peut visiter. On peut y voir des meubles que Gaudí a conçu et qui s’inspirent eux aussi de la nature et de formes courbes.
Bon, il semble que les japonais d’hier m’aient rattrapés. J’ai décidé d’aller en Espagne au lieu du Japon cet été, et c’est le Japon qui me rattrappe en Espagne?
À bientôt!
June 20th, 2008 — 2008: Espagne et Portugal
J’écris ces lignes en face du temple de la Sagrada Família (Famille Sainte) à Barcelone, une sorte de cathédrale moderne dont la construction a débutée en 1882 et dont les travaux furent dirigés par Antoni Gaudí jusqu’à sa mort accidentelle en 1926 (il fut happé par un tramway). La construction du temple se continue encore aujourd’hui, financée par des fonds privés. On voit clairement sur la façade les zones construites récemment, encore épargnées de la pollution destructrice de la ville qui donne au bâtiment une allure brune plutôt sinistre pour un lieu de culte.
Ce monument est assez unique pour me sortir de ma châteauite. Le temple fait preuve d’une modernité rafraîchissante, les structures du bâtiments étant basées sur des formes géométriques naturalistes et les colonnes soutenant la pièce principale inspirées de la forme des arbres.
J’ai croisé une jeune couple japonais dans la file d’attente pour l’ascenseur permettant de monter dans une des tours. Bonyenne, ma tête n’était remplie que de l’espagnol et j’avais vraiment de la difficulté à m’exprimer en japonais. Une fois que je vais avoir pas mal maîtriser l’espagnol je crois que je vais prendre de nouveaux cours de japonais pour solidifier mes acquis.
En fait, je me rends compte qu’un grand groupe d’une centaine de japonais sont en train de visiter le monument… J’ai jamais vu autant de japonais ailleurs qu’au Japon!
C’est intéressant de rester un certain temps devant une oeuvre complexe comme la façade d’un temple; on y observe graduellement plein de petits détails qu’on n’aurait pas vu à avoir admirer l’oeuvre seulement cinq minutes. Comme ces sculptures de tortues à la base des colonnes principales, ou encore cet oiseau qui s’est perché sur la main d’un personnage et qui semble faire parti de l’oeuvre.
Sur ce, je vous laisse, je vais continuer ma visite!