Finalement j’ai pu brancher mon portable dans la cafétéria / salle commune / bar. Il y a ces étranges tiroirs avec des prises électriques à l’intérieur où les gens laissent leur iPod ou cellulaire pour les recharger.
Je n’ai pas écrit hier et c’est la dernière journée de mon voyage; j’en profite pour écrire un peu plus aujourd’hui.
Hier j’ai visité le Musée d’arts contemporains de Barcelone. Dans une des salles, il y a une exposition plutôt particulière sur la musique : on peut y apercevoir des partitions musicales qui ne font pas de sens (elles se rapprochent plus du dessin que de la musique) et des interprétations libres de ces dessins par Sonic Youth et d’autres groupes/auteurs. Une des oeuvres exposées est interactive et a retenue mon attention. Il s’agit d’un instrument basé sur un lecteur de cassette portatif et d’une robe en jute (je ne suis pas certain du tissu). On mets les écouteurs sur sa tête, on appuie sur “play”, et on passe la tête de lecture du magnétophone sur la robe. Ça produit des sons de “scratch” comme les sons que l’on peut produire avec une table tournante. C’est vraiment original!
Hier soir j’ai fêté… la Saint-Jean, comme vous, mais à Barcelone! En effet, la Sant Joan (comme ils l’appellent en catalan; ça se prononce “sann jo-ann” ) est fêtée ici comme au Québec, le 23 au soir et le 24. C’est une fête importante : en service à la population, le métro est ouvert toute la nuit. Cette fête est une des choses qui me fait constater que la Catalogne (région de l’Espagne où se situe Barcelone) a plus en commun avec le Québec que l’on ne pourrait le croire en premier lieu.
Bien que nous ne pouvons pas comparer nos fêtes nationales (la leur est le 11 septembre), nous partageons en commun le besoin et la volonté de défendre de notre langue. En effet, bien que la langue officielle de l’Espagne soit le castillan (la langue que nous appelons l’espagnol), plusieurs autres langues partagent un statut de “co-officialité”, dont le galicien, le basque, et le catalan, parlée par 10 millions de personnes principalement en Catalogne, mais également en France et en Italie. Ici, l’espagnol et l’anglais sont principalement des langues touristiques.
Grâce à un ami qui est en voyage à Barcelone présentement (merci Alexandre!), j’ai passé la veille de la St-Jean avec des barcelonais sur le toit d’un immeuble. C’était une soirée plutôt sympathique, où l’on parlait un mélange de castillan, de portugais, de catalan, de français et d’anglais. J’ai pu pratiquer pour la première fois de façon intensive mon castillan de mon voyage. Par contre, je ne sais pas comment utiliser les temps de verbes au passé, et ça me manque cruellement. J’ai hâte de continuer les cours à l’université!
Le clou de la soirée était les feux d’artifices. Ils n’ont rien à voir avec ce que l’on peut voir au Québec : ils durent toute la nuit! En effet, les gens achètent des pétards (en vente libre) et des feux d’artifices (sur le marché noir) et les font éclater jusqu’au lever du soleil. C’est vraiment beau mais c’est également vraiment cinglé car les gens lancent les feux directement dans les rues de la ville!
D’ailleurs, la veille de la Sant-Joan est la nuit où les hopitaux sont les plus bondés… Certains achètent des feux sophistiqués qu’il ne savent pas comment opérer et se brûlent ou causent des dommages aux édifices. En revenant de la soirée j’ai d’ailleurs vu un feu être lancé directement sur un immeuble et rebondir à proximité de la personne l’ayant lancé. Vous vous en douterez, les pompiers sont extrêmement sollicités durant cette nuit; la télévision semble dire qu’ils ont reçus plus de 1000 appels!
Je retourne au Québec par avion demain matin; je compte faire une soirée où je vais inviter toute personne intéressée à venir entendre mon récit de voyage et voir mes photos. Plus de détails sur le blogue prochainement!